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Boris Nordmann borisnor@yahoo.com
Born in 1980, living and working in France, Boris Nordmann has a degree in biology and is actually student at the famous Studio National des arts contemporains, Le Fresnoy after being a resident artist in Jocelyn Faubert vision science lab (Montreal 2001).

Exhibitions:
2002 “Panorama” at Le Fresnoy
2002 in le parc de St Cloud
1998 Zoo at le pré st gervais


Artists’ statement:
“My approach is interdisciplinary. Initiation from a scientific background, science produces tools, conceptual and technological. Their playfulness and mysterious, almost poetic- potentials fascinate me. My questions cannot solely be confined, nor diffused within the framework of science. In particular because they come from a polysemous manner of communicating. One of the current characteristics of visual arts is the absence of set diffusion standards : as the visitor and the artistic work combine to define the rules of the game.

 

 

Illustrations # 01, #02, #03 et #04 “ Au lieu des autres”
Installation audiovisuelle sur la très grande proximité enregistrée. Juin 2003, au Fresnoy à Tourcoing.
Sur l'écran est projetée l'image d'un corps filmé en très gros plan selon un parcours quasi linéaire. Depuis un pied jusqu’à la tête : 4minutes 30. Lorsque l'on est allongé dessous, l'image en défilement emplit tout le champ visuel. Le phénomène donne l'impression vertigineuse d'une chute horizontale. En arrivant, l'image horizontale est à la hauteur des yeux. Pour la voir, se coucher dessous / dessus / à / dans la surface.
Là où tous les autres se rencontrent, c’est moi, au lieu des autres.
Près, c'est présent / Enregistré, c'est absent. La bande son : des baisers perçus dans son cou. C’est un enregistrement « binaural ». Si près de l'absence c'est ambigu ; comme d’ailleurs s'allonger à côté d'inconnus dans un espace public.
Le corps, fragmenté par l’agrandissement devient une suite de territoires.

 

 

Illustrations #05 et # 06 « La Chaise à B »
Une installation ludique. Dans le campus scientifique d'Orsay. Juin 2001.
Construit autour d’un fauteuil à bascule, un système acoustique élémentaire permet d’écouter des voix avec un écho : Chaque extrémité d’un tuyau de 150 mètres de long est reliée à l’oreillette un casque d’écoute. En parlant dans les ramifications du tube qui pendent devant lui, le visiteur peut s’entendre lui-même. Sa voix lui revient avec un retard proportionnel à la longueur de tuyau qu’elle traverse. Le retard est de l’ordre de 0,3 secondes.
Le son est légèrement déformé. Cependant, un chuchotement bien articulé est compréhensible.
Parler dans la Chaise à B. est une expérience grisante. Comme un orateur dans une très grande pièce, le visiteur est amené à laisser avant chaque mot une pause permettant d’entendre le mot précédent. Parler à soi-même en se balançant. Une autre perception du temps s’installe.
La chaise à B. peut être l’objet d’un jeu à plusieurs : tandis que celui qui porte le casque se balance, d’autres peuvent lui parler à l’oreille à travers le tuyau.
La Chaise prend un nouveau charme sous les baisers du ciel : le toit permet de se balancer au sec tandis que le tuyau retransmet joyeusement le concert des gouttes contre ses parois !

 

 


“Espace-objet”
Installation In situ. Dans un bâtiment administratif de la ville de Québec, Canada. janvier 2002.
Découvrir la même forme de deux manières.
Un volume architectural : la colonne d’escaliers qui contient le visiteur.
La maquette tactile de la cage d’escalier, de la taille d’un outil. Elle est cachée au regard par un manchon de tissu dans lequel on peut passer les mains.
Une règle du jeu invite à prendre la maquette avec soi le temps de visiter l’escalier.

 


“Moisissure”
D’après une photographie en microscopie électronique. Maquette d’une installation interactive non réalisée. Plâtre, 20x15x20 cm. 1999.

 

 


“Pied”
Pied en granit, socle en châtaigner, suspendu par trois câbles d’acier inox. 70x80x90 cm. 1998.

 

 


" C'est bien !"
Un parcours sur l'interdit. Au parc de St Cloud, dans le Jardin de l'impératrice. juin 2003.
Dix panneaux sont installés le long du bassin rectangulaire, en relation avec les éléments du paysage environnant. Ils fonctionnent comme les étapes d’un parcours initiatique :
Interdit de se regarder dans l’eau / Accès interdit à toute personne non autorisée / Pelouse interdite / L’interdit est à l’intérieur / Sans issue / l’intérieur est partout / Je interdit / Fuir / Herbe prohibée / Ton père ta mère etc…